samedi 9 avril 2011

Un samedi à Pékin / A saturday in Beijing

Mais juste avant de parler d'aujourd'hui, il faut que je vous parle du restaurant où nous sommes allés hier soir. C'est un restaurant qui sert des fondues chinoises, dans la "rue des fantômes". Pour commencer, il faut choisir l'arôme de la petite marmite d'eau bouillante dans laquelle seront plongés les aliments : tomate, curry, citrouille, bouillon de bœuf ou de poulet, ... Ensuite, on choisit les ingrédients parmi un large éventail de possibilités : viande ou poisson (ceux qui me connaissent savent que je ne vais pas détailler cette partie...), carottes, citrouille, différentes sortes de tofu, épinards (dont on a su après qu'il ne fallait pas les manger à cause de la radioactivité !), pomme de terre, lotus, ... Nous étions 5 et cela nous a permis de goûter beaucoup de plats différents. Et puis pour terminer, il y a un buffet où l'on peut choisir sa sauce, voire même en inventer une en faisant des mélanges. Ma préférée est la sauce sésame, dont je suis devenue accroc depuis mon arrivée à Pékin... J'ai vraiment adoré ce restaurant, très copieux et convivial. Petite précision : contrairement aux fondues que nous connaissons, il faut laisser les aliments mijoter dans la marmite ! Sur le chemin du retour, nous avons acheté des glaces aux parfums inhabituels pour moi : maïs et haricots rouges...

Ce matin, c'était grasse matinée et crêpes pour tout le monde (c'est le week-end !!!). L'après-midi, nous sommes allées avec Vanessa au parc du Temple du Ciel. Beaucoup de touristes mais également d'habitants  faisant du tai-chi, de la musique ou jouant au jianzi ( 毽子). Le jianzi est un jeu où le but est de s'échanger un volant en l'envoyant avec les pieds, sans le laisser tomber.

Après notre longue promenade dans le parc, nous rejoignons le quartier de hútòng proche de Tian'anmen. Là, nous sommes surprises de découvrir un quartier complètement refait à neuf (pour les Jeux Olympiques de 2008) et très différents des traditionnels hútòng. Nous le baptisons "fake hútòng" car on dirait un décor. D'ailleurs, les fleurs qui agrémentent les rues sont fausses... 


Dans la rue principale (Qianmen Dajie), on peut trouver des enseignes occidentales : H&M, Sephora, Zara, ... Cet endroit ressemble à une vitrine pour touristes. Avant de rentrer à l'appartement, nous nous sommes arrêtées au Duyichu, restaurant conseillé par le Lonely Planet, pour y manger des raviolis (shao mai).

vendredi 8 avril 2011

Tourisme / Tourism

Hier soir, nous sommes allés manger avec des amis de Vanessa au Spice Spirit, restaurant à la décoration moderne et classieuse, où l'on mange très épicé, mais alors très très épicé. Ni le jus de prune ni le riz n'ont réussi à apaiser le feu qui s'était emparé de mes lèvres et de ma langue...

Aujourd'hui, jeudi 8 avril, j'ai décidé de jouer les touristes parmi les touristes et d'aller visiter la Cité Interdite. Grande aventure... D'abord, il a fallu prendre le métro et acheter un ticket, ce qui était déjà une première épreuve. Ensuite, en sortant à la station Qianmen, la difficulté a été de trouver puis d'aller sur la place Tian'anmen ( 天安門廣場 ). Et une fois arrivée... au secours, des groupes de touristes partout ! Mais le pire restait à venir...


La Cité Interdite est l'ancien palais impérial, datant du 15ème siècle, mais c'est aussi l'un des sites les plus visités en Chine. Au début, j'ai détesté la visite parce qu'il y avait beaucoup trop de monde et c'était insupportable. Le summum est atteint devant le trône impérial, qui suscite attroupements et bousculades. Mais heureusement, la deuxième partie de la visite m'a mené dans la cour intérieure, beaucoup plus calme. Cet espace est divisée en plusieurs petits palais, permettant ainsi la dispersion des visiteurs et donnant ainsi la possibilité d'apprécier le lieu.


Je suis tout de même heureuse d'avoir vu la Cité Interdite de mes propres yeux, d'avoir pu en apprécier sa beauté et constater sa démesure.

J'ai ensuite continué ma progression vers le parc Jingshan ( 竟山公元 ). Je suis montée en haut de la colline jusqu'au Palais du Printemps Éternel. De là, il y a une superbe vue sur les toits de la Cité Interdite et on peut vraiment se rendre compte de son étendue.

Je suis ensuite allée à découvrir d'autres hútòng, situés entre Gulou Dongdajie et Di'anmen Dongdajie. Quartier plus touristique que celui sillonné la veille, avec de nombreuses boutiques dans lesquelles j'ai pu faire un peu de shopping.

jeudi 7 avril 2011

Découverte de la ville / Discovery of the city

Hier soir, Vanessa et moi sommes allées au restaurant près de chez elle. Nous avons emprunté la "rue des fantômes" (Gui Jie ou Dongzhimennei Dajie). Dans cette rue, il n'y a quasiment que des restaurants. Et lorsqu'il fait nuit, la rue est éclairée par de nombreux lampions rouges suspendus au-dessus des trottoirs et des enseignes.


Le petit restaurant où l'on s'installe ne paye pas de mine mais nous y avons très bien mangé (nouilles sauce sésame, céleri et tofu épicés, boisson au thé) pour seulement une vingtaine de yuans (soit un peu plus de 2€).

Aujourd'hui, après avoir changé quelques euros en yuans à la Bank of China, je suis partie seule à la découverte de Pékin. J'ai choisi de commencer mon exploration de la ville par le quartier de Chaoyang ( 朝陽區 ).
Pour 10 Y, je peux visiter le temple de Dongyue. Ce temple taoïste, fondé en 1319 sous la dynastie Yuan, est dédié à l'une des 5 montagnes sacrées chinoises. Lorsque l'on visite le temple, on traverse 3 grandes cours. La principale est bordée d'une multitude de petites pièces ouvertes vers l'intérieur de la cour et présentant des statues grandeur nature. On peut déposer des offrandes si on le souhaite pour demander leur protection.


Je me suis ensuite dirigée vers le Parc Ritan pour déjeuner. Il fait beau, le parc est charmant. Ici et là, des pékinois en profitent pour faire du tai-chi. J'arpente les allées du parc et monte sur les petits collines qui surplombent le parc et m'en offrent une vue d'ensemble ainsi que sur la ville aux alentours.

Mon appareil choisit ce moment pour m'annoncer cruellement que je n'ai plus de batterie... Je rentre donc à l'appartement, où j'en profite pour me reposer un peu avant de repartir. J'arpente un peu les hútòng (quartier populaire constitué de petites ruelles) de Dongcheng, en faisant bien attention à ne pas me perdre. Au moment où j'arrive au Temple des Lamas, celui-ci est déjà fermé, je me décide alors à rentrer (mes pieds et le reste de mon corps m'en sont reconnaissants). Sur le chemin du retour, je repasse par la "rue des fantômes". Celle-ci a perdu un peu de son charme sans l'éclairage diffus des lampions. Je m'arrête dans une petite épicerie-supérette-marché pour m'acheter quelque chose à grignoter. Pas facile de si retrouver parmi tous les mets proposés. Je choisis des petits biscuits au sésame caramélisés. J'ai un peu de mal à communiquer avec le vendeur, mais celui-ci étant gentil et patient, on finit par se comprendre.

Conclusions de la journée : c'est mieux de vérifier la batterie de son appareil avant de partir le matin, ce n'est pas simple de comprendre la culture et de communiquer quand on est étranger, et surtout... demain, je prends le métro !

mercredi 6 avril 2011

Bonjour Pékin ! / Good Morning Beijing !

Il est 19h30 heure locale (13h30 en France) et j'écris mon premier article depuis mon arrivée.

J'ai pris mon avion hier à l'aéroport Charles de Gaulle. Après être passée par le comptoir d'enregistrement des bagages, il a fallu que je dise au revoir à mon amoureux. Moment un peu difficile à passer car on sait que l'on va se manquer...
Et c'est une fois seule dans ce grand aéroport que j'ai pris conscience que je partais pour de bon.

Après avoir passé le contrôle de sécurité, je me suis assise dans la salle d'attente entre une foule de chinois (départ porte 43) et de pakistanais (départ porte 41). Je regarde autour de moi, les visages européens sont rares...
Le décollage est prévu pour 21h au lieu de 20h20. Je vois l'avion arriver et se positionner. Profitant d'une minute d'inattention de ma part, ma mascotte en profite pour sortir de mon sac.


Dans l'avion, je m'installe près du hublot. Il y a des écrans de télé à plusieurs endroits qui diffusent les règles de sécurité. Ces mêmes petits écrans diffuseront en alternance pendant tout le vol des informations pratiques (altitude, vitesse, température extérieure, horaires, ...) et des films... en chinois !
Dormir dans l'avion va s'avérer plus compliqué que je ne le pensais. Je peux à peine bouger mes jambes et ma tête forme un angle droit avec mon corps... A mon "réveil" (si l'on qualifie la phase précédente de "sommeil"), j'aperçois un magnifique paysage montagneux par le hublot. Si j'en crois les écrans, nous sommes en train de survoler la Mongolie.


Le petit déjeuner est distribué vers 10h (heure chinoise, soit 4h du matin en France). On me propose : "Noodles or Omelet ?"...  J'ai opté pour l'omelette, pas encore tout à fait prête pour les nouilles matinales !

Mes oreilles commencent à me faire mal. Je regarde les écrans et constate que nous avons changé d'altitude (de 30000 à 24000 feet). Je pars à la recherche d'un chewing-gum et comme à chaque fois que je suis stressée, mon cerveau bloque ma fonction "souviens-toi" (cf. recherche du visa cambodgien) : je passe donc 10mn à chercher frénétiquement la boîte de chewing-gum dans mon sac alors que celle-ci était... dans ma poche !

L'atterrissage se fait en douceur. Je passe le poste de contrôle, je récupère mes bagages (tout ça avec quelques péripéties que je vous épargne) et retrouve Vanessa. Mon arrivée passe presque inaperçu car une star japonaise m'a précédé et m'a volé la vedette... Mais bon, Vanessa me rassure : une blonde européenne à Pékin attirera toutes les curiosités !

La suite de la journée peut se résumer avec quelques mots : appartement, douche, repas, sieste, thé, rédaction du blog. Entre tout ça, je constate que je ne peux pas accéder à Facebook, ni à Blogspot par des biais traditionnels... Vive la censure !

La nuit tombe, il est 20h40 et demain je pars à la découverte de Beijing.

mercredi 30 mars 2011

Sac de voyage / Travel bag

J-6 : probablement mon dernier post avant le départ...

Les derniers préparatifs sont en cours, l'excitation et l'angoisse du départ commencent à poindre. Des petits coups de stress ici et là, comme par exemple chercher son visa pour le Cambodge pendant 2h dans tous les recoins de sa chambre pour s'apercevoir au final qu'il est sagement conservé en .pdf sur son ordinateur...

Mais malgré les péripéties, mon sac de voyage est presque prêt et ma mascotte est déjà confortablement installée dedans pour ne pas être oubliée ! Vous vous demandez peut-être (ou pas d'ailleurs...) le pourquoi du comment de la mascotte...
Difficile d'être sur les photos quand on voyage seul(e), alors j'ai pensé qu'à la manière d'Amélie Poulain et de son nain de jardin, je pouvais adopter un compagnon de voyage qui me suivrait partout et témoignerait par sa présence de mon périple à l'autre bout du monde. J'ai laissé à mon cher et tendre le soin de choisir qui aurait l'honneur et le privilège de figurer sur mes photos. Mais qui donc a été choisi ?

Son identité ne sera dévoilée que le jour de mon départ mais en attendant, vous pourrez trouver un indice dans la photo ci-dessous...


dimanche 23 janvier 2011

Textile / Textile

Lorsque je serai au Cambodge, il y a plusieurs textiles que j'aimerais trouver et ramener dans mon sac à dos, comme par exemple le krama (foulard, en soie ou en coton, à carreaux) ou le sampot.

 Le sampot est une étoffe de forme rectangulaire, mesurant généralement 150cm de long, cousue aux extrémités et portée autour de la taille. Le sampot est un vêtement traditionnel du Cambodge. Il est porté aussi bien par les hommes que par les femmes. On en trouve plusieurs variantes, associées à des classes sociales et utilisées pour des occasions différentes : le Sampot Chang Kben (qui ressemble plus à un pantalon qu'à une jupe), le Sampot Phamuong, le Sampot Hol, Sampot Tep Apsara, etc.

Bas-relief du Temple d'Angkor Wat
Danseuses portant le Sampot Tep Apsara

vendredi 21 janvier 2011

Guides de voyages / Travel guides

J-75


Beaucoup de lecture avant le grand départ, la preuve en image... (ceci n'est pas une publicité pour Lonely Planet mais je dois avouer que j'ai une préférence pour leurs guides ! ).
Internet regorge également d'informations utiles notamment sur les sites des ambassades, du Guide du routard ou de Lonely planet, les divers forums existants, les blogs de voyageurs, etc.